Oops, I deadpool again

×

Message d'erreur

Deprecated function : The each() function is deprecated. This message will be suppressed on further calls dans _menu_load_objects() (ligne 579 dans /opt/superflux/www/drupal/includes/menu.inc).

Blagounettes et tirs dans la tête, petit retour sur la dernier adaptation d'un super-héros pas comme les autres (et surtout pas lui, là, au fond).

Pari un tantinet risqué de sortir un film autour d'un des personnages les plus fous de l'univers Marvel et pourtant la tentative est satisfaisante.

En reprenant quelques bases du héros, même si ce terme est mal choisi pour parler de son cas, le film tisse une trame en tout point banal mais qui ne sert que de prétexte pour laisser libre cours au personnage. Amour, trahison, vengeance, la piste est glissante et Deadpool y fait son rodéo. On est ici face à une grosse comédie naviguant entre un humour gras et des figures de style visuelles, un melting-pot finalement bien agréable, s'autorisant le plaisir d'aller assez loin en ce moquant de son propre médium, envoyant autant de petites gifles à l'industrie du cinéma que des petites piques à l'univers des super-héros. On pourra se fatiguer face au déluge d'insultes puériles - néanmoins très imagées - pourtant la mise en scène dynamique, l'habileté du montage et les petites originalités suffisent à rattraper la lourdeur de certaines scènes et le papier toilette qui sert de fil conducteur et d'excuse. Qui dit Deadpool dit aussi violence gratuite et il y en a ! Même si elle s'annonce de bonne facture en premier lieu, elle finit par devenir proprette au fur et à mesure, pour finalement devenir un simple outil efficace au service de l'humour qui tache. Grâce à cette dernière, le film gagne un beau petit " interdit au moins de 12 ans", mention qui suffit à ravir la tranche haute et à titiller la tranche basse. Certes, les aficionados peuvent trouver à redire, la nature du "héros" que l'on trouve dans le comics est ici dénaturée, réduite à l'état d'être humain en proie à des émotions diverses solutionnant tout par son humour ravageur alors que le Deadpool de papier est tout simplement un fou, un "hombre loco", amoral mercenaire qui est très au fait de son statut dessiné et ne s'encombre pas de limites réelles ou irréelles. Mais, de la part des studios Marvel qui sortent chaque année un pool de blockbusters convenus et épuisants, ce Deadpool a un petit côté fraîcheur et les éléments qui font le succès de la série sont tout de même au rendez-vous ! Il vient donc se ranger tout près de l'agréable et rétropop Ant-Man dans la catégorie "On ne se prend pas trop au sérieux dans le monde des collants".

Yoann

 

Réalisateur : Tim Miller (apparemment le fils de.)
Sortie : 2016, pour la Saint-Valentin.
Durée : 1h48 (en plus c'est court !)
Genre : Super-héros qui (fait) tâche.
Acteurs : y'en a.

Informations complémentaires :
http://www.imdb.com/title/tt1431045/

 

Twitter icon
Facebook icon
Google icon
Pinterest icon
Reddit icon