Ce qu'il ne fallait pas rater au TINALS 2016

Depuis quatre ans le festival This Is Not A Love Song fait la part belle aux musiques "Indie".
Sur le format classique du vendredi au dimanche, le festival mêle têtes d'affiches (Foals, Breakbot), des formations plus confidentielles (Kamasi Washington, Dilly Dally), des légendes de la musique en plein revival (Drive Like Jehu, Lush). 
Contrairement aux éditions précédentes plus éclectiques en termes de programmation, le TINALS 2016 a mis le paquet sur les larsens, les riffs de guitare et la secousse capillaire.

Alors qu'est ce qu'il ne fallait pas rater cette année à Nîmes au milieu des flamants roses ?

Les Kings du Math-Rock : BATTLES

Il est minuit dans la grande salle de la Paloma, juchée sur le balcon je suis happée par le monstre du groupe : le batteur, élément central de Battles, trempé dans sa chemise.
Le groupe livre sur moins de soixante minutes une musique vivante, jouissive, autant cérébrale que primitive, combine expérimentation et folie en restant parfaitement pop et clôt merveilleusement ce premier jour de festival.

La nouvelle coqueluche de la scène rock de Philadelphie : SHEER MAG

Samedi, 17H, le Tinals prend des allures de "Route Du Rock", nous sommes réfugiés sous des parapluies mais on s'en moque, Sheer Mag enflamme la scène Mosquito. 
Un son bricolé, compact, une revisite astucieuse du "classic rock" en assumant ses codes et ses clichés. 
Au centre de la formation : Christina Halladay s'égosille. Ronde, tatouée, la chanteuse n'a rien à prouver. Elle incarne l'âme de la formation. 
Le rock "crados" de Sheer Mag nous a mis un bien joli coup de pied au derrière !

La Funk-Psyché des Chamanes Australiens NO ZU

La touche exotique de ce Tinals et l'une de mes meilleures découvertes scéniques de cette édition est No Zu.
No Zu c'est du funk épicé, psyché, tribal, déchiré par des cuivres hauts en couleurs.
La grande salle de la Paloma est en transe, même un type avec un t-shirt "Birds In Row" bootyshake à côté de moi.
C'était l'instant dansant du festival et il est même presque dommage qu'ils n'étaient pas programmés plus tard dans la soirée.

La planète AIR

Je suis de cette génération qui a grandi dans l'univers mélancolique de Virgin Suicides de Sofia Coppola et qui a écouté un million de fois Playground Love de Air.
J'attendais de pieds fermes le duo Versaillais. La nuit est tombée sur Nîmes, Air prend place sur la scène extérieure et me voici propulsée dans une autre galaxie. Jean-Benoit Dunckel et Nicolas Godin ont livré un concert en format "Best-Of" avec le tubesque Sexy Boy en fin de set.

 

 

 

Le cocktail post-punk de GIRL BAND

Dimanche, 23H, il faut avouer qu'après deux jours intensifs au Tinals la fatigue se fait sentir. On se dirige vers la scène Mosquito et on découvre le visage poupin de Dara Kiely au micro du quatuor Irlandais. 
Il nous fallait bien une dose de bad boys pour nous réveiller !
De poupin il n'aura que la gueule, Girl Band c'est la fusion sonique de post-punk, musique rave et rock noisy. On hésite entre taper frénétiquement du pied sur l'herbe de la scène Mosquito ou taper du poing sur tout ce qui nous entoure.

On ne fera ni l'un ni l'autre, il est minuit passé et il est plus sage de rentrer.

Ginger

Merci à Philippe Cruveilher pour ses magnifiques photos, vous pouvez découvrir le reste son album sur flickr par ici.

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